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Musulmans Et Aux Etats-Unis D'amérique. Jean-Henry Dunant

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Musulmans Et Aux Etats-Unis D'amérique. Jean-Henry Dunant

Message par Ismael-Y le Mar 25 Nov - 22:16


page 16-24  -notez bien que Henri Dunant est chrétien est un des fondateurs de la croix rouge-

« Le sort de ces esclaves était en général fort doux,» a dit. de Châteaubriand, qui visita Tunis à la fin du siècle dernier-18 éme siécle-; «plusieurs d'entre eux, après avoir été rachetés, restaient à Tunis; d'autres obtenaient leur liberté par la générosité de leur maître, ou bien à sa mort, ou encore eu se racheant. L'esclavage des Chrétiens a été solennellement aboli à Tunis en mai 1816, pendant la semaine de Pâques, sous le règne de Mahmoud-Bey, fils de Hammouda-Pacha
Quant aux nègres et aux négresses esclaves, en 1842 une famille entière, mari. femme et enfants. ayant. pour échapper aux mauvais traitements de leur maître, cherché un asile auprès du Consul général de France, ce chargè d'affaires demanda leur liberté, et non-seulement le bey Ackmed céda aux instances du représentant de la France. mais bien plus. il déclara libre, à l'avenir, tout enfant qui naîtrait de parents esclaves. Peu de temps après. le bey donna ,lui-même la liberté à tous ses esclaves qui, dès lors, reçurent un salaire pour leur travail; car, affectionnés qu'ils étaient à la maison du prince, ils restèrent dans ses palais du Bardo et de la Mohammédié, quoiqu'ils eussent dès ce moment toute permission d'aller où il leur plairait.
Peu à peu chacun des riches Tunisiens suivit l'exemple du souverain, et l'esclavage se trouva bientôt matériellement et officiellement .aboli - dans toute la régence de Tunis. Honneur donc sous ce rapport à la mémoire d'Ackmed-Bey, et honte aux peuples qui conservent encore, en plein XIX• siècle et au milieu de la civilisation et du christianisme, l'abominable institution de l'esclavage! 1 • Et quelle différence entre l'état des esclaves musulmans, tel qu'il était à Tunis, et l'état actuel des esclaves ou des hommes de couleur aux Etats-Unis  d'Amérique! Quelques faits et quelques détails feront vivement ressortir ce contrasteLe sectateur de l'Islam devait respecter et observer ces paroles du Coran:
( Si quelques-uns de vos esclaves en qui vous avez reconnu de bonnes qualités, vous demandent leur affranchissement par écrit, donnez-le leur, et faites-leur même part de ces biens que Dieu vous a dispensés. ) (Sourate La Lumière, XX, 33.)
Selon Abdallah Ibn-Omar, un homme vint un jour auprès du Prophète en lui disant: ({ Combien de fois pardonnerai-je à mon esclave, ? Mais Mohammed ne lui répondit point; et deux fois encore cet homme répéta la même question, sans obtenir un mot de réponse ou de conseil. A la quatrième, l'envoyé d'Allah s'écria: li: Pardonne à ton esclave soixante-dix fois par jour, si tu veux mériter la faveur divine. »
Pour tous les vrais musulmans, Bou-Hourira a prononcé cette sentence: «Ne dites pas: mon esclave, car nous sommes tous. les esclaves d'Allah, mais dites: mon serviteur ou ma servante. II On lit dans les hadites ou conversations traditionnelles de Mohammed que« l'on doit fournir consciencieusement à l'entretien et à la nourriture de l'esclave, de même qu'il ne faut pas lui 'Imposer , une tâche au-dessus de ses forces. ) Le commentateur musulman Achab a dit: «L'enfant d'une esclave, frappé douloureusement par son maître, peut le fuir. ) D'après les hadites, « celui qui met en liberté un esclave est exempt des feux de l'enfer. ,  
Des lois équitables établies pour tout ce qu.i concernait les esclaves, devaient leur assurer une constante protection. .   Leurs mariages étaient sacrés, les divorces réglementés. Le fils d'une négresse esclave et d'un homme libre naissait libre, et .Il devenait l'égal de ses demi-frères. L'esclave pouvait hériter de son maître 'à la mort de ce dernier. Si un maître commettait envers son esclave une action blâmable et patente, la loi rendait à l'esclave son droit à la liberté; par exemple, si son maître lui avait arraché une dent, cassé un ongle ou coupé un doigt. Les enfants esclaves avaient des tuteurs que les jeunes garçons conservaient jusqu'à l'époque de leur majorité, et les jeunes filles jusqu'à celle de leur mariage. Ce tuteur, ou le plus proche parent des enfants, était obligé de les surveiller, de les , envoyer à l'école, et, de les préserver de tout mauvais traitement. Pour être tuteur il fallait être réputé sage, être à son aise, et prendre vraiment soin de l'enfant dont on s'était chargé.
Les vieux serviteurs finissaient presque toujours par être affranchis par leurs maîtres.
Les modes d'affranchissements étaient nombreux, les, promesses en étaient sacrées et fréquentes, et l'affranchi se fondait tout naturellement dans la population libre, sans que son origine ou la couleur de sa peau fût jamais pour lui un sujet d'humiliation. Enfin chez tous les hommes «craignant Dieu" selon l'expression musulmane, les esclaves faisaient, à bien des égards, partie intégrante de la famille.
Il faut ajouter aussi que le bas prix des esclaves leur donnait fréquemment occasion de se racheter eux-mêmes. Il y a vingt ans qu'une négresse, par exemple, se rachetait pour trois cents francs.
Voilà ce qui se pratiquait à Tunis, et ce qui se pratique encore aujourd'hui au Maroc ou dans le Sahara.
Un docteur vénéré des Musulmans, Abou-Messaoud, a écrit ce qui suit, dans un livre qui sert à la fois de règle et de direction : «J'ai frappé mon « esclave, et j'ai entendu une voix me crier aussi-
« tôt: Dieu est plus puissant vis-à-vis de toi que tu « ne l'es vis-à-vis de ton serviteur! Je me suis re tourné, j'ai reconnu le Prophète, et je me suis « écrié: Mon esclave est dès à présent affranchi pour 'l'amour de Dieu. Et Mohammed m'a rée pondu: Si tu n'avais pas agi ainsi, le feu t'aurait « dévoré. »

En Turquie les esclaves. qu'on regardait le plus souvent comme étant en quelque sorte de la famille, étaient affranchis après un certain nombre d'années de service; il était même d'usage de constituer une petite rente ou un bien-être suffisant à ceux d'entre eux qui avaient donné des soins aux enfants de la maison. Avant l'abolition complète de l'esclavage des nègres à Tunis, lorsqu'un bey ou simplement un membre de la famille régnante venait à mourir, un très-grand nombre de ses esclaves recevaient leur liberté, et en. même temps que ceux du défunt, ceux aussi de plusieurs des seigneurs du pays qui regardaient ces affranchissements comme un moyen assuré de faire leur cour. Qu'il soit maintenant permis de citer des faits authentiques qui se passent, de nos jours, dans d'autres contrées, et qui méritent d'être mis en parallèle 1 Ils feront juger de l'incroyable différence qui existe sur ce point entre l'Afrique et l'Amérique, et ils serviront à faire apprécier l'immense , supériorité relative de l'ancien esclavage tunisien,  et de l'esclavage musulman en général, sur celui qui existe encore actuellement aux Etats-Unis.
Dans cette grande république, des journaux qui prennent les titres de républicains, de démocrates, qui sont remplis de déclamations contre les tyrans, et qui font sonner bien haut les mots de fraternité et d'égalité en inscrivant sur leur bannière celui de Liberty; sont régulièrement couverts d'annonces de ventes d'esclaves noirs, de mulâtres et de quarterons à la peau blanche, de tout âge, de tout sexe, et quelquefois de prix exorbitants. L'élève des esclaves s'y pratique sur une grande échelle dans plusieurs Etats du Sud ou Etats éle'veurs (breeding States); et l'esclave y est regardé par les uns comme une chose de valeur (chattel),
 a suivre
http://books.google.co.ma/books?id=Zqo9AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

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